Épisode 5 Son job, Son manager, Sa retraite Série Commercial qui rumine Ca qui décline

Épisode 5 : Son job, Son manager, Sa retraite,


Albert

Dans cet épisode, je vais vous parler d’Albert. Vous allez découvrir ce qui pourrait se passer chez vous, dans votre entreprise, car des « Albert » « bientôt à la retraite » on a en dans presque toutes les entreprises et les problématiques d’Albert ne sont pas à prendre à la légère.

Vous allez découvrir comment, ne pas prendre en compte les tourments d’Albert, peut mener un manager et donc une équipe à sa perte, ou dans tous les cas, bloquer la propulsion d’une équipe vers des résultats que l’on obtient seulement quand l’ensemble de l’équipe est motivée !

1.Albert L’Historien de l’entreprise


Albert est là depuis toujours. C’est ce que disent certains, surtout les jeunes. Albert raconte souvent des histoires d’une époque qui leur parait complètement dépassée, parfois même incroyable à croire. Albert était là avant les téléphones portables,

il a négocié en ancien francs et quand il avait besoin d’appeler le chef pour valider une offre, il cherchait une cabine téléphonique !

2.Les résultats d’Albert sont en chute

Aujourd’hui Albert est en « perte de vitesse » comme on dit. Ses résultats ont toujours été excellents, mais depuis quelques temps ce n’est plus le cas.

Tout le monde aime Albert, sauf parfois quand il part dans de très longues histoires et que l’on arrive plus à l’arrêter alors qu’on a un rendez-vous qui arrive ou un devis à finir. Mais on n’aime pas dire à Albert de s’arrêter, car quand on a besoin de lui, il est toujours là prêt à aider et ça c’est précieux.





Il va prendre sa retraite dans deux ans. D’ailleurs, régulièrement, il prend du temps pour toute sorte de calculs car il s’inquiète sérieusement de ce qu’il va toucher comme pension de retraite et se demande s’il ne devrait pas prendre une rallonge pour augmenter ses droits. Puis après avoir fait ses calculs, il décide de partir, tant pis pour l’argent, il est fatigué, il a besoin de s’arrêter et de, enfin, pouvoir partir pêcher pendant de nombreuses semaines, il en rêve à chaque instant.

D’ailleurs Albert n’a plus que 4 sujets de conversation : La retraite et la pension qui va avec, la maladie de sa femme et sa fatigue, l’informatique qui le fait rager en permanence et LA PÊCHE.

3.L’intervention de Julien son manager



Julien le manager de l’équipe lui propose de déjeuner ensemble, il aimerait comprendre ce qui se passe chez Albert car il se classe depuis plusieurs mois, bon dernier de l’équipe et il aimerait trouver comment l’aider à « remonter la pente ».

Il l’écoute raconter ses problématiques personnelles, la maladie de sa femme, ses difficultés avec les nouveaux ordinateurs, sa fatigue tous les jours à partir de 15 heures… et plus il l’écoute plus son propre moral est atteint.

Franchement il ne voit pas de solutions et commence à se dire qu’Albert va planter les résultats annuels de l’équipe. Julien a vraiment envie d’aider Albert mais là il se sent complètement dépassé.

« Et zut, je ne suis pas Psy ! et puis son moral affecte le mien, ça devient dangereux ». Il décide d’en parler à son N+1 qui lui rappelle qu’en effet il n’est pas psy. « C’est à Albert de se bouger pour tenir ses engagements d’objectifs. Il n’a qu’à laisser ses problèmes personnels à l’entrée de la société ! » Sauf que c’est facile à dire

(C’est d’ailleurs une phrase que l’on entend encore de temps en temps, de moins en moins heureusement) mais évidemment c’est quasi impossible à faire ou ça n'est pas sans danger pour la santé. Nous savons aujourd’hui qu’une personne qui bloque ses émotions pour ne pas afficher ses problèmes, se transforme rapidement en cocotte-minute prête à exploser ou pire à imploser (dépression, burn-out…etc.)



4.Julien est contaminé par le moral d’Albert et le ver entre dans la pomme

Finalement Julien, le manager, découragé, commence à être agacé par Albert. « C’est de sa faute si je perds l’estime de Jean-Pierre (Le grand Manitou). En plus, j’ai l’impression qu’il passe son temps à attendre sa retraite et empêcher les autres de bosser quand il vient au bureau ! Il faut que je trouve une solution. Mon moral en prend un sérieux coup ! »

Julien décide de reparler à Albert, cette fois, sous le coup de l’agacement, il l’accuse ouvertement de pénaliser le reste de l’équipe. Le ton monte, Albert part en claquant la porte. « Et M…. , Albert va maintenant raconter aux autres que je le martyrise. Ça y est j’ai officiellement un ver dans la pomme ! »


5.Ce que l’on apprend dans cette situation

-Julien a eu la bonne attitude en décidant de parler à Albert, car évidemment, ne rien faire aurait pu être encore pire pour l’équipe. Car les autres ne sont pas aveugles, et le manager peut vite baisser dans l’estime de son équipe s’il n’agit pas dans les situations compliquées.

-Julien aurait pu, pour un résultat différent, préparer avec sa coach, ou son n+1 ce rendez-vous. Ce que ça aurait changé, c’est qu’il aurait pu prévoir toutes les possibilités y compris celle d’être emporté par ses émotions et prévoir à l’avance comment faire pour ne pas faire dégénérer la situation. Cette intervention délicate d’un manager affecté vers son collaborateur lui-même fragile a toutes les chances de capoter sans préparation précise et au mot prêt de ce que l’on veut faire passer comme message, obtenir comme engagement ou plan d’action pour améliorer la situation.

-Une des règles numéro 1 de la communication est d’éviter de communiquer quand nos émotions nous dominent. -Une autre règle selon moi et de bien comprendre le fonctionnement de ses propres émotions et celles de l’autre, pour utiliser ses émotions (signaux de besoin à satisfaire) au service de ses objectifs. Cela s’apprend et comme pour tout le reste devient avec l’entrainement une habitude extrêmement utile pour communiquer dans le respect de soi et de l’autre.

(Je vous propose de découvrir comment devenir un pro de cette forme de communication en coaching individuel ou en suivant la formation « Émotions mode d’emploi pour une vie meilleure » et en complément la formation « Mener un dialogue constructif et respectueux ». Laissez-moi un message si vous voulez en savoir plus.)

-L’approche de la retraite est une période fragilisante, où les raisons d’angoisser se multiplient, différentes pour chacun, mais suffisamment envahissantes pour entrer dans le cercle vicieux de la rumination:

Peur de ne pas s’en sortir financièrement, et peur de ne pas pouvoir réaliser ses rêves que l’on gardait pour la retraite, manque d’envie d’apprendre des choses au travail qui ne serviront bientôt plus, peur de se retrouver seul, peur de se retrouver toute la journée avec son conjoint, colère de ne plus être en forme comme les jeunes au travail, fatigue, peur de ne plus être utile à personne, tristesse de perdre un pan de sa vie, etc….

Ce passage particulier mérite une grande attention et un accompagnement de la personne au moins en termes d’écoute, avec de l’empathie sincère, pour qu’elle puisse restée motivée jusqu’au bout et ne démotive pas ses collègues.

Une manière simple d’être à l’écoute est tout simplement de reconnaître que la personne n’est pas en total bien-être, et de lister avec elle les éléments ou actions qui l’aideraient à se sentir mieux.

Dans le cas d’Albert, par exemple, on pourrait découvrir qu’un rdv avec les RH, pour calculer sereinement ses droits lui éviterait de refaire seul les calculs sans cesse et lui permettrait de prendre une décision claire plus facilement.

On pourrait aussi découvrir qu’Albert aurait besoin maintenant d’un secteur plus petit géographiquement et qu’en contre partie il aimerait former les jeunes sur certaines techniques. Peut-être que dans ce cas Albert accepterait la formation informatique pour se mettre à niveau car il en aurait besoin pour donner ses formations.

Ce sont les besoins d’Albert et bien sûr chaque cas étant unique, votre Albert aura peut-être d’autres besoins pour rester en forme jusqu’au bout.

Dans tous les cas prendre en compte une émotion ou aider une personne à observer ces émotions et besoins qui en découlent permettent déjà à l’émotion de se dégonfler en général presque de moitié. Alors je vous recommande de ne pas vous en priver !

C’est vrai je remets totalement en cause le vieil adage « Pas d’affect dans le business ».

L’affect est là quoi qu’il arrive. Intériorisé ou extériorisé. Et vous savez quoi, je peux vous garantir que le prendre en compte fait monter les résultats ! Seulement il faut en avoir l’art et la manière et c’est une discipline humble qui s’apprend toute une vie !

Bon moral et bon business à vous,

Catherine


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